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Vendredi 11 janvier 2008
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par Trémalo publié dans : Trémalo Novembre 2007 communauté : Poésie française
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Dimanche 23 décembre 2007
édith me dit que
la photo est floutée
        
 
 
 
LE GÊNE DE LA POÉSIE EST-IL SOLUBLE DANS LE POISSON CALÉ DANS SON POLYSTYRÈNE SUR LE CARREAU DE LA CRIÉE ?
 
 
 
Le PAM, le POUM, les Pictorialistes.
 
Quelques gamelles pleines, les vaches gardées, le temps qu’il fait.
Duhamel, Prévert et Tanguy cabotinent aujourd’hui sur les pulls Armor-Lux, le Congrès des poètes pour la paix hier a délibéré, de plus « il est trop tôt pour conclure » (répondait le Premier ministre chinois de l’époque, Zhou Enlai, à Malraux, celui-ci évoquant alors les répliques sismiques supposées mondiales de la Commune).
 
Pim Pam Poum, les Paxtorialistes, Win-win.
 
À sonder les bassins qui se meuvent ici ou là, cette question de la mondialisation de la poésie, c’est intéressant, car la paix c’est une autre manière de faire la guerre n’est-ce pas…D’autant que celle-ci est un puissant levier de solidarité afin de soulever l’Abominable, du moins si j’en crois ces trois Européens que sont Siegfried Sassoan, Kaschnitz et Jules Romains, et ce les citant successivement :
 
« Qu’est ce que ça peut faire, perdre une jambe ou deux,
Tout le monde sera constamment si aimable »
 
« Ne voit-on donc pas, de tout temps,
Les grappes mûrir sur le cep,
Les jeunes veaux venir au monde ? »
 
« J’ai vu les pommiers en fleurs dans les vallées ennemies. »
 
Je ne sais si les théâtres des horreurs se ressemblent ; nos metteurs en scène français sont désormais mieux spécialisés dans la technique de guérilla, de harcèlement. À l’aune d’une énième entreprise de poésie mondialisée, il ne s’agit donc pas de se mettre d’accord sur un postulat –vivons ensemble chers frères maudits, de se lover même sur des tapisseries multilatérales parsemées de petits-fours piétinés, mais bien de fendre l’absolu du propos « régulier », retrouver une efficacité poétique quotidienne (et donc de guérilla, de harcèlement).
 
À chaque instant, la révolution permanente de nos sociétés économiques guerrières se doit d’être devancée par la remise en cause naturelle d’une sorte de real poétic.
 
Nos médias filent la tumeur, toujours sur le métier : ils nous enseignent de prendre le monde tel qu’il est.
 
Pourquoi donc se contenter d’un état auquel nous sommes dès lors sensés simplement apporter le réconfort, le soutien, l’empathie ? Du statut morphinique du poème, niche dans la niche.
 
Soit, les fleurs elles même se fanent. Il nous faudrait redécouvrir le bois qui les abrite, prenons-le. Le temps qu’il fait ? Rien n’est moins sûr.
 
En un certain sens, la mariée est toujours à prendre.
 
Une certaine révolution sociale est née des ébats de la seconde guerre mondiale, les poèmes sont désormais payés, la sécurité poétique s’est trouvée remboursée, des générations entières de poètes ont été nationalisées. À ce propos, j’ai toujours prêt un revolver lorsque Rimbaud, par exemple et au hasard, n’est autrement évoqué par les spécialistes que sous l’angle du sein mal suçoté de la mère.
 
Je me dis parfois qu’ils ont peut-être raison, ceux-là, et que l’arme à feu pèse..
 
Oh mais surtout, pensez donc, imaginez surtout  :
 
le sein de la Rimb’ sur les pulls
Pax Poética
« Nous n’irons plus au bois » (Yvan Goll)
 
 
 
                                                                                      Olivier Hobé
 
 
(PAM : Programme Alimentaire Mondial ; POUM : Parti ouvrier d'unification marxiste espagnol (Partido Obrero de Unificación Marxista) ; Pictorialisme : mouvement de photographes, en vogue à partir de 1890 environ et qui souscrit largement à l'idée selon laquelle l'art photographique doit simuler la peinture et l’eau-forte, privilégiant l'intervention humaine, manuelle même, dans la création photographique qui serait la seule à conférer une valeur artistique à une création technique et chimique. S’oppose en cela au courant documentaire ; win-win : gagnant-gagnant, voir la théorie du prisonnier, de l’intérêt de la coopération)
par Trémalo publié dans : Trémalo Novembre 2007 communauté : Poésie française
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Dimanche 2 décembre 2007

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par Trémalo publié dans : Trémalo Novembre 2007 communauté : Poésie française
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Dimanche 21 octobre 2007
  
tonka.jpg  Que ce titre est beau, que la couverture imprimée sur sitio pearl desert light de Vérone scintille sous les piles du pont des livres, que le soldat est brave, petit, vieux et pauvre.
  
Celui-ci gît imperturbable dans la mort même. Ne le voit-on d’ailleurs pas près des églises, des synagogues, des mosquées, des oasis, dans les forêts, les savanes « ramasser ses bras, ses jambes, éparpillées autour de lui/ son cœur sur le chemin avec de drôles de petits soubresauts/ d’agonie/ comme un poisson sur l’herbe à côté du pliant du pêcheur ».
 
Si les victoires flottent à la surface des égos collectifs, les redditions toujours minent le moindre et seul esprit.
 
Sara Vidal connaît les chiens des pistolets, les pays dont les guerres n’intéressent personne, le soldat qui, l’armistice annoncée, surgit encore « avalé par sa propre poursuite ». La fuite en avant de l’amour de la guerre.
 
Après tout, les hommes n’oublient jamais « ce qui les attache l’un à l’autre », d’autant moins l’animosité qui les ronge. L’auteur aborde, au bout de l’observation des hostilités diverses, ce qu’elle nomme « la contagion définitive ». Le recueil se termine ainsi par deux mots : « la vie ».
 
Que le titre est beau, que le sitio pearl desert light de Vérone scintille, que Vidal ne meure, petit soldat.
par Trémalo publié dans : Trémalo Novembre 2007 communauté : Poésie française
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Samedi 22 septembre 2007
Sommaire provisoire

Poèmes et textes de Gil Refloch, Jean-François Delisse, Benjamin Duval, Thomas Vineau

Etude de Guy Girard sur un de ses propres tableaux consacré à l'oeuvre de Charles Fourier

Entretien avec Gérard Berthelom, autour des ruines de Rustéphan.

Illustrations du peintre René Barraud.

Notes de lecture (Paol Keineg, René Le Corre, Sara Vidal, Yves Boudier, revue Diérèse)
par Trémalo publié dans : Trémalo Novembre 2007 communauté : Poésie française
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