Présentation

Images Aléatoires

Quelques chiffres

Au 1er mai 2008

 

9617 visiteurs

28217 pages vues

 

Vous avez peut-être atterri ici en cherchant :

 

pierre peuchmaurd, benjamin duval, la cuisson des haricots, remplir ce qui est vide, tite-live, alain jégou, hôtel à pont-aven, poésie à rochefort sur loire, vider ce qui est plein, roger lahu, christ vert, nain jaune, etc, etc.. 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche sur tremalo.com

Vendredi 2 mai 2008

35. JE NE ME SAUVE PAS


dans le coin du jardin
je devine une tombe
plus loin dans le fossé
le renard fiévreux me regarde
et meurt
un peu plus tard




58. JE N'OUBLIE PAS CES FAITS DIVERS



deux gendarmes
sont victimes de contusions
dans un accident
qui coûte la vie
à deux vaches

un chasseur
tue un fleuriste
qu'il prend
pour un sanglier

 

par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 23 avril 2008

Notre ami et soutien Alain Jégou vient d'obtenir le prix du Salon Livre et Mer de Concarneau pour son dernier ouvrage paru chez Apogée, "Passe Ouest suivi de IKARIA LO 686070".

Pour en savoir plus : http://www.salondulivremaritime.com/prix2008.html

Nous rappelons l'entretien que nous avons publié avec Alain Jégou dans le premier numéro de trémalo en novembre 2006.

Respect !




par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 22 mars 2008

robert_n-delec.jpgLes coups de feu n'importent plus, murmure-t-on, en feuilletant, la tête ailleurs, ce que l'on avait pris autrefois pour le programme de la fête,

Du village ou de sa planète, et l'on se rappelle soudain ce rond rouge, cette parfaite éclaboussure, qui faisait tache et semblait battre à l'autre bout,

Du tunnel de zinc ou au fond du trou. Les coups de feu ne déchirent plus vraiment, par les temps qui s'immobilisent ou courent trop vite,

L'effet recherché, le brouhaha ni le silence, les victimes ne sont que chiffres ronds sur le papier, la mort obéit au marché, n'enfreint pas les lois

De la concurrence et se négocie à son juste prix. Et l'on découvre donc qu'en croyant viser au front cette face qui illuminait le miroir,

Le ciel et la piste de cirque, on ne parvient qu'à cribler sa vie de verre et d'éclisses, fragments de fenêtres sans doute, à trouer ses désirs anciens,

Et l'on découvre que l'on ne prend jamais pour cible qu'une banale image de pigeon et quelques cercles concentriques sur un carton de tir forain.

par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 3 février 2008
14 juillet - Dehors ça défile. On entend les flonflons, le bastringue. Un alignement d'hommes là-bas. On cherche la fête qui n'a pas lieu alors on improvise avec des boîtes vides, des ballons, du sucre d'orge, du vin. Beaucoup de vin. Quelqu'un demande où sont les clowns. On lui montre un détachement de cavalerie, sorti du manège. On tourne en rond, ça se traîne, ça n'en finit plus. Des gens filemnt ça sur un fond rouge et bleu.
J'éteins la T.V. Je sors du spectacle.
Quelque part, dans les champs qui bordent la Garonne, m'attend la colère noire du coquelicot.

metz_journaldunmanoeuvre_larpenteur-copie-1.jpg

(publié en juillet 2003)





















les autres notes :

Keineg - Boudier
www.tremalo.com/article-16244806.html
Alle
www.tremalo.com/article-14933879.html

Berthelom - Rustéphan


Massénat

www.tremalo.com/article-11337990.html
Gicquel
www.tremalo.com/article-11125990.html

par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 27 janvier 2008
La ligne de nuit qui partage les collines
a partagé ma vie
entre le lion et rien, la mer et les provinces
La ligne de feu qui traverse la lumière
a traversé le coeur des grands oiseaux lassés
des forêts et des crânes, des glacis, des lassos

ppderos--e.jpg


par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 25 décembre 2007
Pour ceux qu'elle aura choisi, c'est peu de visiter la Bretagne ; il faut la quitter en souhaitant d'y vivre, l'oreille contre ce profond coquillage en rumeur, et son appel est celui d'un cloître au mur défoncé vers le large : la mer, le vent, le ciel, la terre nue, et rien : c'est ici une province de l'âme.

(page 226)
par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : La Bretagne
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 9 septembre 2007
Facile de dénoncer chez les goélands un vouloir-vivre de décharge municipale. Qui les suit des yeux après que le soleil s'est caché acquiert la certitude que ces oiseaux remués en altitude sont de notre destin. Ils portent le petit nom des morts serré dans les plumes. Garder les yeux sur les goélands dont la cohue s'allonge jusqu'aux îles.

(section : K/,ou les petites lumières)
Editions Le temps qu'il fait, 2005
par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 31 août 2007
La sensation de fraîcheur sur mon front devient à présent déplaisante, humide, et le soir est tombé sur le jardin, effaçant les arbres dans l'obscurité comme l'image de Gabrielle s'estompe peu à peu alors que sa main cherche à me caresser. Mais, venant des profondeurs, une main plus petite, et plus forte cependant, m'entraîne vers des lieux familiers, des plateaux reconnus, une main qu'au cours des années je n'ai jamais lâchée, même si mes doigts se sont peu à peu déformés de ne serrer que du vide, même si mes bras se sont épuisés à n'étreindre que l'absence.

Les éditions de Minuit (1993)
par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 23 août 2007
mu980123.jpg"J'affirme que ceux qui condamnent les tumultes advenus entre les nobles et la plèbe blâment ce qui fut la première cause de la préservation par Rome de sa liberté : ils accordent davantage d'importance aux rumeurs et aux cris que causaient de tels troubles qu'aux heureux effets que ceux-ci engendraient. Ils ne considèrent pas le fait que, dans toute république, il y a deux humeurs différentes, celle du peuple et celle des grands, et que toutes les lois favorables à la liberté procèdent de leur désunion."

Livre I, chapitre 4, traduction Thierry Ménissier.

Source image : http://www.universalis.fr/images/corpus/medias/mini/v11/musee.swf/mu980123.jpg

par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 15 juillet 2007
"Renan qui connaissait tout de même son pays, n'a pas craint d'avancer qu'en Bretagne ils y a des saintes et des saints de la luxure et de l'ivrognerie. Non pas que ces vices aient jamais valu à personne une canonisation même populaire. Mais si, par delà le vice, souvent à sa racine, on démêle une sorte de détachement de la vie, un dégoût de soi-même qui n'a pas su se traduire d'une façon utile et morale, si l'on y retrouve également un élément d'altruisme, qui ne demeure pas étranger à la charité chrétienne, alors l'étrange formule cesse d'être un paradoxe."
Les Bretons, Essai de Psychologie et de Caractérologie Provinciales, Stéphane Strowski, Plihon éditeur 1952
par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
hebergement gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus