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pierre peuchmaurd, benjamin duval, la cuisson des haricots, remplir ce qui est vide, tite-live, alain jégou, hôtel à pont-aven, poésie à rochefort sur loire, vider ce qui est plein, roger lahu, christ vert, nain jaune, etc, etc.. 

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Vendredi 14 mars 2008
Ego(n Schiele) : peintre autrichien, dont le graphisme à l’extraordinaire tension tant dans l’érotisme que dans la morbidité fait de lui le maître de l’expressionnisme.
 
Ego(Izwill) : site archéologique près de Lucerne en Suisse, où l’on découvre les vestiges d’un village du néolithique moyen.
 
Eg(g)o(n) : verbe anglais signifiant inciter. Tous les égoïstes s’encouragent de cette formule : « egg on » ou « eh go on ! ».
 
Eg(gn)o(g) : lait de poule alcoolisé, pour les anglo-saxons égolâtres.
 
Ego(ïne) : scie à découper, voire lacérer, l’ego des autolâtres.
 
(Amer)ego (Vespuci) : navigateur italien ayant fait plusieurs voyages au soi-disant nouveau monde (les autochtones s’appelaient entre eux le peuple de ceci ou de cela ou bien avec un qualificatif, et leur territoire constituait le dos de la tortue). On emprunta son prénom pour fort présomptueusement nommer ce continent, ainsi que ses habitants subitement devenus les amers Indiens.
 
(b)ego(nia) : fleur originaire d’Amérique et d’Asie méridionale. Est à l’égotiste ce que la fleur de lis est au royaliste.
 
(b)ego(tter) : action de voler un baiser, pour les adeptes de l’amour non partagé.
 
 
 
(d)ego(biller) : quand l’ego n’est plus très frais, qu’on l’a mal digéré.
 
(d)ego(mmer) : action de provoquer la chute aux oubliettes de l’ego encombrant.
 
(d)ego(ter) : action de ressortir des oubliettes l’ego qui pourrait servir.
 
(l)ego : jeu de construction en plastique, à pièces emboîtables. La devise de son génial constructeur est la célèbre formule : « si tout l’ego du monde se donnait la main ».
 
(m)ego(t) : ce qui reste quand l’ego est consumé, avec ou sans filtre (de l’inconscient sous-entendu).
 
(m)ego(ter) : pour ceux qui en sont restés au stade buccal de la téterelle ou au stade anal pour les névrosés de l’exonération.
 
(om)ego : masculin d’oméga pour les mâles sexistes ne supportant pas l’idée, universellement répandue et vérifiée, que la femme (pour commencer et finir) est l’avenir de l’homme.
 
(p)ego(sité) : faculté de plusieurs ego à rester collés entre eux, pour se rassurer. On dit alors qu’ils sont pégueux. Voir empego, mot provençal qui signifie poisser.
 
(r)ego(lite) : maladie de l’ego qui se désagrège, s’effrite.
 
(R)ego(Luis) : humoriste français d’origine portugaise, qui fait son cinéma à la demande.
 
(r)eg(l)o : quand l’ego est à sa juste place. Ni trop loin ni pas assez.
 
(y)ego : discipline spirituelle et corporelle très en vogue en Occident. A ne pas confondre avec yoga.

(texte publié dans Trémalo 1, juin 2006)
par Trémalo publié dans : Trémalo Mai 2007 Extraits communauté : Poésie française
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Samedi 9 juin 2007
                                                                          
Retrouvez les encres que l'artiste nous a confié pour trémalo de mai 2007 dans l'album photos à droite, ainsi que les dessins de Yann publiés dans le premier numéro de septembre 2006 
                                                                                                                                     
                                                                                
Jacky Essirard est né en 1949. Après plusieurs déménagements, dont un à Quimper, il vit à Angers depuis 10 ans. Pendant son séjour en Bretagne, il a fondé et animé Quimper est poésie et le Salon de la petite édition. En Anjou, président de l’association Le Chant des Mots qui organise lectures et manifestations autour de la poésie et des nouvelles. 
Dessinateur, graveur et peintre proche des poètes, il a accompagné Guillevic, Bernard Noël, Antoine Emaz, Yves Jouan, Olivier Hobé, Roger Lahu, Joël Bastard, Gil Refloch et bien d’autres dans leurs livres d’artistes.
Il a participé à plusieurs expositions collectives dont :
- Pour Bernard Noël : 90 petits formats - exposition itinérante organisée par la Galerie Remarque – 2000
Bleu : 20 poètes et 20 peintres contemporains - Médiathèque de Bron (69) – Mars 2004
- 30 poètes - 30 peintres contemporains- Printemps des poètes, 2005 (exposition itinérante)
- Hommage à Jean Marcourel (les petits classiques du grand pirate) - Crest (26) - avril 2007
par Trémalo publié dans : Trémalo Mai 2007 Extraits
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Jeudi 7 juin 2007
 
Dans le numéro de septembre 2006 de Poésie1 (1), contribuant à un dossier autour de l'image et de la poésie, Jean-Marc Debenedetti rappelle l'affirmation de Ferdinand de Saussure (linguiste suisse, 1857-1913) : « La langue (…) est comparable à une feuille de papier : la pensée est le recto et le son le verso ; on ne peut découper le recto sans découper en même temps le verso, on ne saurait isoler ni le son de la pensée, ni la pensée du son… » Debenedetti en conclut que « c'est donc la langue qui invente la vision que nous avons du monde, et non le monde qui se dévoilerait on ne sait comment, dans une langue réduite alors au seul outil de son expression ». On en arrive à l'analogie. J'aime la définition technique qu'en donne un dictionnaire prit au hasard, du terme analogique : « qui représente, traite ou transmet des données sous la forme de variations continues d'une grandeur physique. Signal, calculateur analogique. » Je pense aussi aux huit poèmes impubliables proposés ici, recto verso, et je me dis que oui, on peut écrire comme on traite, transmettre comme on signale, sans parler du « son » actuel que je trimballe en ce moment en permanence et qui me dit : « quant aux temps, ils ont changé » (2).  
 
Problème des structures, des trous, des touts moins que rien, des moins querien du tout. Le panier en fer à fruits sur la table ne contient que des piles, des clés, rappels et oublis de ce qui fut, déversoir du conservateur analogique. Il y a même là des clés dont je neconnais pas la porte.
D'aucuns feraient une suite de poèmes de leurs portes introuvables dans la topographie des portes signaléespar nos analogues. Aux versos, peut-être, à l'auditeur certes.
Je m'en fous un peu.
L'analogie de théorème, somme toute, au bout du compte, est d'un profond ennui, la nature morte est un tombeau, malgré que l'on ne compte plus ses printemps.
Mieux : je suis souvent surpris par la biche, et c'est la première fois que l'on se voit.

 
Olivier Hobé 

(1) Poésie1, septembre 2006, trimestriel, le cherche midi.
(2) dans une reprise de Bob Dylan par Brian Ferry, 2007.anti_bug_
par Trémalo publié dans : Trémalo Mai 2007 Extraits
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Jeudi 7 juin 2007

poèmes et textes de Pierre Peuchmaurd, Laurent Albarracin

        Paul Badin, Jean-Luc Le Cleac'h

        entretien avec Anne-Marie Beeckman

        huit poèmes impubliables de Marc Le Gros

      autour d'un peintre : René Barraud par Benjamin Duval

        lectures des livres d'André Markowicz, Roger Gicquel, Gérard Berthelom, Renaud Ego, François Rannou

       des revues Contre-Allées, Travers, Iciélà, Poésie1, du magazine Bretons

     dessins originaux de Jacky Essirard

par Trémalo publié dans : Trémalo Mai 2007 Extraits
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