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pierre peuchmaurd, benjamin duval, la cuisson des haricots, remplir ce qui est vide, tite-live, alain jégou, hôtel à pont-aven, poésie à rochefort sur loire, vider ce qui est plein, roger lahu, christ vert, nain jaune, etc, etc.. 

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Dimanche 2 décembre 2007

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par Trémalo publié dans : Trémalo Novembre 2007 communauté : Poésie française
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Dimanche 2 décembre 2007
Retrouvées en novembre dernier lors d'un petit marché du livre, sur une place, à Concarneau.

( "Perdues les clés du jour" publié par Guy Chambelland éditeur en 1967, exemplaire n°102)

par Trémalo publié dans : Insolites communauté : Poésie française
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Vendredi 30 novembre 2007

Les peintres de Pont-Aven n’ont plus de fantasmes ?

On peut travailler sur l’imaginaire à condition d’avoir de l’imagination, n’est ce pas ? Et je ne peux me résoudre à voir tant de prétendus artistes ignorer cette source en la matière qu’est Rustéphan. La rivière, l’Aven elle-même n’est pas loin du même sentiment de désaffection, d’abandon. L’imaginaire, cela pose l’art en débat, et « nos » artistes ici ne débattent plus.

Il faut le reconnaître, ils sont tout de même capables de dessiner ces sortes de maison empaillées, ces bateaux faméliques, mais derrière le motif il n’y a rien, c’est le néant. Certains singent encore l’émotion des glorieux artistes précédents, il n’est guère difficile de copier, mais faire montre d’émotion dans son art c’est autre chose, c’est trop risqué sans doute…

Pour certains, comme Cambry dont nous avons déjà parlé, Rustéphan reste « superbe dans son négligé », c’est « un morceau de romantisme », pour d’autres c’est un tas de cailloux...Comment faire la part de l’attirance et de l’indifférence ?  
Je dois encore revenir à cette constatation d’un
Pont-Aven lieu prédestiné à l’art, cet art dont le but, selon moi, est d’instiller le doute dans une certitude…alors de Cambry, qui bien évidemment connaissait parfaitement les lieux, contrairement à ce qu’en ont dit ses détracteurs, on peut dire que cet homme fait écho à la démarche d’un Gauguin par exemple, il ne rend pas compte de ce qu’il voit mais de ce qu’il ressent, je pense au Christ jaune, vert, ou au Goliath contre le démon du peintre, et je pense que si on ne comprend pas cela on ne comprend rien à l’origine de l’art…on doit faire à ce propos la distinction avec les vues d’un Fréminville qui, plus tard, décrira un morceau d’architecture en ruines à son goût banal…Cambry s’est émerveillé, et je pense que l’émerveillement c’est ce qui reste dans la mémoire quand celle-ci a oublié le reste…Occulter, volontairement ou non, cette capacité à la merveille me semble une catastrophe pour l’esprit.

par Trémalo publié dans : Extraits d'entretiens communauté : La Bretagne
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Dimanche 21 octobre 2007
  
tonka.jpg  Que ce titre est beau, que la couverture imprimée sur sitio pearl desert light de Vérone scintille sous les piles du pont des livres, que le soldat est brave, petit, vieux et pauvre.
  
Celui-ci gît imperturbable dans la mort même. Ne le voit-on d’ailleurs pas près des églises, des synagogues, des mosquées, des oasis, dans les forêts, les savanes « ramasser ses bras, ses jambes, éparpillées autour de lui/ son cœur sur le chemin avec de drôles de petits soubresauts/ d’agonie/ comme un poisson sur l’herbe à côté du pliant du pêcheur ».
 
Si les victoires flottent à la surface des égos collectifs, les redditions toujours minent le moindre et seul esprit.
 
Sara Vidal connaît les chiens des pistolets, les pays dont les guerres n’intéressent personne, le soldat qui, l’armistice annoncée, surgit encore « avalé par sa propre poursuite ». La fuite en avant de l’amour de la guerre.
 
Après tout, les hommes n’oublient jamais « ce qui les attache l’un à l’autre », d’autant moins l’animosité qui les ronge. L’auteur aborde, au bout de l’observation des hostilités diverses, ce qu’elle nomme « la contagion définitive ». Le recueil se termine ainsi par deux mots : « la vie ».
 
Que le titre est beau, que le sitio pearl desert light de Vérone scintille, que Vidal ne meure, petit soldat.
par Trémalo publié dans : Trémalo Novembre 2007 communauté : Poésie française
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Samedi 22 septembre 2007
Sommaire provisoire

Poèmes et textes de Gil Refloch, Jean-François Delisse, Benjamin Duval, Thomas Vineau

Etude de Guy Girard sur un de ses propres tableaux consacré à l'oeuvre de Charles Fourier

Entretien avec Gérard Berthelom, autour des ruines de Rustéphan.

Illustrations du peintre René Barraud.

Notes de lecture (Paol Keineg, René Le Corre, Sara Vidal, Yves Boudier, revue Diérèse)
par Trémalo publié dans : Trémalo Novembre 2007 communauté : Poésie française
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Dimanche 9 septembre 2007
Facile de dénoncer chez les goélands un vouloir-vivre de décharge municipale. Qui les suit des yeux après que le soleil s'est caché acquiert la certitude que ces oiseaux remués en altitude sont de notre destin. Ils portent le petit nom des morts serré dans les plumes. Garder les yeux sur les goélands dont la cohue s'allonge jusqu'aux îles.

(section : K/,ou les petites lumières)
Editions Le temps qu'il fait, 2005
par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
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Vendredi 31 août 2007
La sensation de fraîcheur sur mon front devient à présent déplaisante, humide, et le soir est tombé sur le jardin, effaçant les arbres dans l'obscurité comme l'image de Gabrielle s'estompe peu à peu alors que sa main cherche à me caresser. Mais, venant des profondeurs, une main plus petite, et plus forte cependant, m'entraîne vers des lieux familiers, des plateaux reconnus, une main qu'au cours des années je n'ai jamais lâchée, même si mes doigts se sont peu à peu déformés de ne serrer que du vide, même si mes bras se sont épuisés à n'étreindre que l'absence.

Les éditions de Minuit (1993)
par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front
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Jeudi 23 août 2007
mu980123.jpg"J'affirme que ceux qui condamnent les tumultes advenus entre les nobles et la plèbe blâment ce qui fut la première cause de la préservation par Rome de sa liberté : ils accordent davantage d'importance aux rumeurs et aux cris que causaient de tels troubles qu'aux heureux effets que ceux-ci engendraient. Ils ne considèrent pas le fait que, dans toute république, il y a deux humeurs différentes, celle du peuple et celle des grands, et que toutes les lois favorables à la liberté procèdent de leur désunion."

Livre I, chapitre 4, traduction Thierry Ménissier.

Source image : http://www.universalis.fr/images/corpus/medias/mini/v11/musee.swf/mu980123.jpg

par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front
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Dimanche 19 août 2007
Le baiser d’une ruine
 
 
 
Je suis un tas de cailloux au bout de l’allée
me lève encore sur les terres de mon pays
mon cœur est un trou béant entre deux hauts murs
mes salles nourrissent les membres d’un feuillage  ancien
 
Humble je suis et me donne au dieu Périclite
mais si tu le veux le désire ainsi
passe ta bouche aux pierres de ma voûte descellée
 
Je suis une vieille femme aux limites d’un bois
ai joué de mes tours comme tout être surpris
ai jouis de menus biens de mon puits né
des attentions de la main ferme qui m’a éventré
 
Chaque baiser m’a ôté une pierre un chou un pinacle
mais si tu le veux le désire ainsi
augmente moi d'un pavillon de chair à nue
 
Je suis Rustéphan au bout de l’allée
vieillesse vacante du rire des enfants
j’ai deux ou trois frères pour la visite
ils écoutent le récit de mon enfance vivante
 
Je fus la petite fille qui baissait encore la tête
et disait à sa mère toute en genoux :
je n’ai pas peur maman tu vois ?
 
Je suis un tas de cailloux au bord de l’allée
ne puis plus résister aux assauts de mes rares amants
ne cache plus les humeurs de mon peuple en d'autres lieux inspiré 
fut prise par cent moins deux bras
 
Las n’ai ni ruse ni pouvoir de la voix
suis la proie du roncier qui me mange à midi 
celle du bouc tempétueux qui rudoie mes flancs noirs 
 
Je me domine en deux ou trois cœurs étrangers
un poète m’est particulièrement aimable
il semble fou tel un prince florentin
qui fait ce qu’il veut de mes divisions
 
Chacune de mes pierres qu’il touche manque de tomber
chacun de mes rares pans qu’il scrute
vacille sur un battement de cils adamantins 
 
 
Je veux bien m’agenouiller pour de bon
s’il me dit de me fondre
vieillesse pleine des bontés de son temps
il chahute mon unique meneau
 
J’ai deux ou trois frères pour la nuit
pauvres pêcheurs dans le lit Melancolia
leurs palangres sous mes rares sourires de ruine
 
Je suis la jeune fille qui passe encore les plats
ma vertu veut encore être mise à l’épreuve
ne bougerai pas tant que ceux-là tant que
je ne serai pas secourue
 
Je suis un charnier de mystère que la futaie étrangle
sur la terre désolée d’Etienne
moi bien vacant et sans maître.

Je vis encore avec celle que je ne suis plus.


Benjamin Duval
par Trémalo publié dans : Asso Patrimoine et Culture communauté : La Bretagne
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Samedi 18 août 2007
Le numéro est vendu 12 euros (40 pages, couverture cartonnée papier recyclé).

On s'abonne pour deux numéros et pour 20 euros (à l'ordre de l'association Kraken). Deux livraisons par an, en mai et novembre.

Adresse de la rédaction (abonnement, au numéro, proposition de textes ou participation) :

Association Kraken
Le Haut Bois
29930 Pont-Aven.
mail : tremalo.kraken@gmail.com
par Trémalo publié dans : Abonnement à la revue Trémalo communauté : Poésie française
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