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Au 1er mai 2008

 

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Vous avez peut-être atterri ici en cherchant :

 

pierre peuchmaurd, benjamin duval, la cuisson des haricots, remplir ce qui est vide, tite-live, alain jégou, hôtel à pont-aven, poésie à rochefort sur loire, vider ce qui est plein, roger lahu, christ vert, nain jaune, etc, etc.. 

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Vendredi 11 janvier 2008
par Trémalo publié dans : Réclames communauté : Poésie française
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Vendredi 11 janvier 2008

Disponible contre un mail et trois euros 

petite-encyclop--die-du-finist--re.jpg

par Trémalo publié dans : Asso Patrimoine et Culture communauté : La Bretagne
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Vendredi 11 janvier 2008
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par Trémalo publié dans : Trémalo Novembre 2007 communauté : Poésie française
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Lundi 7 janvier 2008
Nous avons l'idée de réunir des textes (proses, poèmes) autour du thème de la Ruine. Une sorte de "tribute to Rustéphan"...Nous ne savons pas encore si nous pourrons envisager une publication de cet ensemble ainsi constitué. Nous l'expérons..
Dans L'Invention de la liberté (éd. Albert Sirka, 1964) Georg Simmel écrit : "le charme de la ruine consiste dans le fait qu'elle présente une oeuvre humainie tout en produisant l'impression d'être une oeuvre de la création, de même qu'auparavant, l'art s'était servi de la nature comme de son matériau" (cité par Mohamed Ridha Bouguerra dans son étude  sur les Fonctions des "ruines écrites", Thélème, 2006;

Vous pouvez donc vous rendre tout d'abord dans la catégorie Asso Patrimoine et Culture soit ici : http://www.tremalo.com/categorie-10113836.html , y lire les articles, voir les photographies et proposer votre texte dans les commentaires (le signer de votre nom est indispensable) ou bien l'envoyer à l'adresse suivante : tremalo.kraken@gmail.com et nous le publierons sur ce site.


Thomas Vinau
Le Royaume

Les pierres mordues de mousses
L’aubépine et les ronces
Les lézards
Les nuisibles
Et deux ou trois fantômes
Qui règnent sur nos ruines 



GM Chenot 
VENT DE SUCRE

Dans les cycles de floraison
Les ruines sont terreau
Prélude à la vivifiance
De leurs futures congénères
Et de ruine en ruine
Vole le mouvement
Elaborant des arabesques de sucre
Bordées de châteaux de sable
Amers qui rappellent aux marins
L'étrange luxuriance du fugace
 



Roger Lahu

Poétique des ruines

 

ah je m’emmousse
je me lezarde
je me délite
je m’éboule
je m’enruine peu à peu
je perds et pied et dents et poils
je me décombre
je m’empoussière
je perds mémoire  et voix
je me murmure
je perds et foi et toit
je me laisse à l’abandon
je m’abandonne de ça de là pareil à la …
je perds le la le sol
je ne sais plus je ne sais pas
m’embrouille m’embrousaille
je referme par devers moi
le lourd portail de rouille
ça grince dedans
de rage morte
vieux os 

                                                                que je ne ferai pas ?



Denis Heudré
Ruine de vie

le matin est toujours froid
et vide

de sa bouche appauvrie
il n'est plus de baiser

élancements de solitude
dans cette vie en ruine douce

le vieux chat s'en moque
qui endort la sienne
enroulé dans le canapé

entre ombre et silence
en proie aux reflets
d'un miroir féroce

le soir est toujours froid
et vide


La mer en ruine
mer abandonnée au port
en guenille irisée

la lumière égratigne
tes couleurs de ruine

je vois ta main qui tangue
dans l'agonie du soir

dans le parfum souillé
des voilures de vent



par Trémalo publié dans : Asso Patrimoine et Culture communauté : Poésie française
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Samedi 29 décembre 2007
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"Qui sommes-nous pour user les eaux alors que le baleines elles-mêmes n'y sont pas parvenues ?"


"Le petit bonhomme butée du volet baisse toujours la tête juste à temps pour ne pas se cogner quand on les ouvre"


(in Cahiers de l'umbo - numéro 10, décembre 2007
 jeanpierreparaggio.artducollage.com/perso-27917.htm )


"Aujourd'hui la querelle des anciens et des modernes ne concerne plus que le mobilier" 

"La fouille au corps  est toujours effectuée par un autre. Sauf quand on cherche ses clefs. Nos mains passent à l'ennemi"

(Expertise, Pierre Mainard éditions, Nérac.décembre 2007).

par Trémalo publié dans : Aphoristes communauté : Poésie française
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Vendredi 28 décembre 2007
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par Trémalo publié dans : Insolites communauté : Poésie française
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Vendredi 28 décembre 2007
IMAG0128.JPG
par Trémalo publié dans : Insolites communauté : La Bretagne
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Mardi 25 décembre 2007
L’auteur remercie à la fin de l’ouvrage Chrétien de Troyes, entre Gustave Eiffel et Marco Polo, entre bien d’autres – Fatima Waddi, Nicolas l’arrière-grand-père breton.
 
Gérard Alle est un « fils de » avant d’être un homme.
 
Du moins son Lancelot, héros à facettes incrusté dans l’identité d’un autre fils, disparu. Sorte de Bernard l’ermite, pagure échoué à Agadir, trop frêle pour sa coquille, galopant vers la lame d’un océan qui pourrait contenir à peine toute sa généalogie. Il ne cesse de vouloir vieillir, courir tous les risques, se défaire de cet héritage des « salopards ».
 
L’autre, et son père, et sa mère, c’est un « monde possible » (Deleuze), mais lorsque ce dernier l’abandonne, on va boire son lait colonial, on abhorre le tutélaire.
 
Ce livre, poutre première de l’arbre Lancelot, n’est guère racontable dans sa langue, son espace. Je vois un ring, un trois-bandes et des trous, et l’arbitre, donc Gérard Alle.
 
Celui-là, il a du mal quand même à siffler une fin de partie (me direz-vous à raison c’est normal pour un premier tome…), j’observe d’ailleurs qu’il est incapable de se suicider –tout de suite, devant tant d’adversité issue de la perte initiale, en gros il ne tombe pas dedans. Mais quoi ?
 
Lancelot jouit de n’être pas déjà mort, il cambriole du passé recomposé.
Quelqu’un qui écrit –là, je parle de Alle : « le fiston se lassa du thé et se mit à tâter de la gazelle. Et c’est la bonne encornée qui se retrouva avec une poupée dans le tajine », ce quelqu’un ne peut décemment qu’apparaître comme un gentleman.
 
Tout ceci tient bien évidemment du roman, je laisserai d’ailleurs, et pour clore, le soin à 
l’auteur de nous dire ce qui de lui arrive là du fournil originel.


(publié dans trémalo novembre 2007)
par Trémalo publié dans : notes de lectures, critiques communauté : Poésie française
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Mardi 25 décembre 2007
Pour ceux qu'elle aura choisi, c'est peu de visiter la Bretagne ; il faut la quitter en souhaitant d'y vivre, l'oreille contre ce profond coquillage en rumeur, et son appel est celui d'un cloître au mur défoncé vers le large : la mer, le vent, le ciel, la terre nue, et rien : c'est ici une province de l'âme.

(page 226)
par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : La Bretagne
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Dimanche 23 décembre 2007
édith me dit que
la photo est floutée
        
 
 
 
LE GÊNE DE LA POÉSIE EST-IL SOLUBLE DANS LE POISSON CALÉ DANS SON POLYSTYRÈNE SUR LE CARREAU DE LA CRIÉE ?
 
 
 
Le PAM, le POUM, les Pictorialistes.
 
Quelques gamelles pleines, les vaches gardées, le temps qu’il fait.
Duhamel, Prévert et Tanguy cabotinent aujourd’hui sur les pulls Armor-Lux, le Congrès des poètes pour la paix hier a délibéré, de plus « il est trop tôt pour conclure » (répondait le Premier ministre chinois de l’époque, Zhou Enlai, à Malraux, celui-ci évoquant alors les répliques sismiques supposées mondiales de la Commune).
 
Pim Pam Poum, les Paxtorialistes, Win-win.
 
À sonder les bassins qui se meuvent ici ou là, cette question de la mondialisation de la poésie, c’est intéressant, car la paix c’est une autre manière de faire la guerre n’est-ce pas…D’autant que celle-ci est un puissant levier de solidarité afin de soulever l’Abominable, du moins si j’en crois ces trois Européens que sont Siegfried Sassoan, Kaschnitz et Jules Romains, et ce les citant successivement :
 
« Qu’est ce que ça peut faire, perdre une jambe ou deux,
Tout le monde sera constamment si aimable »
 
« Ne voit-on donc pas, de tout temps,
Les grappes mûrir sur le cep,
Les jeunes veaux venir au monde ? »
 
« J’ai vu les pommiers en fleurs dans les vallées ennemies. »
 
Je ne sais si les théâtres des horreurs se ressemblent ; nos metteurs en scène français sont désormais mieux spécialisés dans la technique de guérilla, de harcèlement. À l’aune d’une énième entreprise de poésie mondialisée, il ne s’agit donc pas de se mettre d’accord sur un postulat –vivons ensemble chers frères maudits, de se lover même sur des tapisseries multilatérales parsemées de petits-fours piétinés, mais bien de fendre l’absolu du propos « régulier », retrouver une efficacité poétique quotidienne (et donc de guérilla, de harcèlement).
 
À chaque instant, la révolution permanente de nos sociétés économiques guerrières se doit d’être devancée par la remise en cause naturelle d’une sorte de real poétic.
 
Nos médias filent la tumeur, toujours sur le métier : ils nous enseignent de prendre le monde tel qu’il est.
 
Pourquoi donc se contenter d’un état auquel nous sommes dès lors sensés simplement apporter le réconfort, le soutien, l’empathie ? Du statut morphinique du poème, niche dans la niche.
 
Soit, les fleurs elles même se fanent. Il nous faudrait redécouvrir le bois qui les abrite, prenons-le. Le temps qu’il fait ? Rien n’est moins sûr.
 
En un certain sens, la mariée est toujours à prendre.
 
Une certaine révolution sociale est née des ébats de la seconde guerre mondiale, les poèmes sont désormais payés, la sécurité poétique s’est trouvée remboursée, des générations entières de poètes ont été nationalisées. À ce propos, j’ai toujours prêt un revolver lorsque Rimbaud, par exemple et au hasard, n’est autrement évoqué par les spécialistes que sous l’angle du sein mal suçoté de la mère.
 
Je me dis parfois qu’ils ont peut-être raison, ceux-là, et que l’arme à feu pèse..
 
Oh mais surtout, pensez donc, imaginez surtout  :
 
le sein de la Rimb’ sur les pulls
Pax Poética
« Nous n’irons plus au bois » (Yvan Goll)
 
 
 
                                                                                      Olivier Hobé
 
 
(PAM : Programme Alimentaire Mondial ; POUM : Parti ouvrier d'unification marxiste espagnol (Partido Obrero de Unificación Marxista) ; Pictorialisme : mouvement de photographes, en vogue à partir de 1890 environ et qui souscrit largement à l'idée selon laquelle l'art photographique doit simuler la peinture et l’eau-forte, privilégiant l'intervention humaine, manuelle même, dans la création photographique qui serait la seule à conférer une valeur artistique à une création technique et chimique. S’oppose en cela au courant documentaire ; win-win : gagnant-gagnant, voir la théorie du prisonnier, de l’intérêt de la coopération)
par Trémalo publié dans : Trémalo Novembre 2007 communauté : Poésie française
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