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Au 1er mai 2008

 

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Vous avez peut-être atterri ici en cherchant :

 

pierre peuchmaurd, benjamin duval, la cuisson des haricots, remplir ce qui est vide, tite-live, alain jégou, hôtel à pont-aven, poésie à rochefort sur loire, vider ce qui est plein, roger lahu, christ vert, nain jaune, etc, etc.. 

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Lundi 5 mai 2008
Histoire de mettre en bouche les dizaines de surréalistes (!) qui viennent nous voir régulièrement, nous publions ci-dessous un extrait de l'article de Gil Refloc'h dont vous venez de lire le titre (à paraître dans son entier fin mai dans le 4 de trémalo).

 

 

[…] Le soir du 13 mai de cette année-là, des étudiants exposaient dans la Sorbonne occupée les positions et revendications de leur groupement, les Enragés-Internationale situationniste, auquel est attribuée une influence de premier plan dans l’ambiance contestataire soixante-huitarde. Proche, à l’origine, du mouvement Socialisme ou barbarie animé par Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, ce groupement, plus communément appelé “Mouvement du 22 mars”, dénonçait, certes haut et fort (comme les surréalistes, d’ailleurs, n’avaient eu de cesse de les dénoncer) l’aliénation de la vie quotidienne dominée par le capitalisme et “la société industrielle de consommation”(expression du philosophe marxiste Henri Lefebvre faisant encore florès). Aussi, eu égard à leur commune exécration de ce type de société en plein essor, radicalement antireligieux, les deux groupes présentaient-ils, a priori du moins, de véritables affinités. En outre, de tonalité marxiste (changer le monde)et rimbaldienne (changer la vie), les slogans et aphorismes fleurissant alors sur les murs (et que l’on persiste à prêter exclusivement à tort à l’internationale situationniste de l’époque, fondée en 1957, à l’initiative de Guy Debord qui en est la figure emblématique) ne s’inspiraient-ils pas de l’esprit même du surréalisme?

 

Dans ces conditions, à quelles causes attribuer l’échec de tout rapprochement, à l’époque (7), du groupe surréaliste parisien et des amis (8) de l’auteur de “la Société du spectacle”? Certes, en vue de l’exposition internationale de 1947 Breton avait appelé lui-même de ses voeux la marque d’un certain dépassement (...) cherché dans la direction d’un mythe nouveau (9). Or, si ainsi que ses amis il en avait déjà pressenti la nécessité, les lettristes radicaux (ayant pris en 1957 le nom de situationnistes), bien que partageant eux aussi ce désir de dépassement, n’en ont pas moins rejeté avec un singulier dédain le surréalisme vivant. Désireux d’en remontrer à ses représentants en lesquels ils voyaient des rivaux en matière de révolte, ils auront ainsi confondu surenchère et dépassement.

 

…………………………………………….     à suivre dans le trémalo 4 !

 

(7) Annie Lebrun et Gérard Legrand rencontreront ultérieurement Guy Debord.         

 

(8) Joseph - Gil Wolman et Raoul Vaneigem, entre autres.

 

(9) “Comète surréaliste” (p 159) in “La Clé des champs”. André Breton- -Jean-Jacques Pauvert (Collection 10/18), 1967.


Sûrement que tous ceux qui s'intéressent aux enjeux de mai (68, 69, 47, 08 bref à tous les printemps) viendront nous
rejoindre.

(à noter que Gil Refloc'h est à retrouver également au sein de la rubrique "insolites")

par Trémalo publié dans : Trémalo mai 2008 communauté : Poésie française
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Dimanche 4 mai 2008


Ce marque-page, découvert à la page 75 du livre Plateforme de Michel Houellebecq (Flammarion, 2001).

Un commentaire serait sans doute superflu, si ce n'est que le programme est celui de la Basilique Notre-Dame des Victoires, et qu'apparement on y plaisante guère : méditations, chemins de croix, vigile pascale, adorations sont organisés.

Exemplaire recyclé, donc, et dont les dernières pages chiffonnées semblent l'oeuvre d'une main crispée.

par Trémalo publié dans : Insolites communauté : Poésie française
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Vendredi 2 mai 2008

35. JE NE ME SAUVE PAS


dans le coin du jardin
je devine une tombe
plus loin dans le fossé
le renard fiévreux me regarde
et meurt
un peu plus tard




58. JE N'OUBLIE PAS CES FAITS DIVERS



deux gendarmes
sont victimes de contusions
dans un accident
qui coûte la vie
à deux vaches

un chasseur
tue un fleuriste
qu'il prend
pour un sanglier

 

par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
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Mercredi 23 avril 2008

Notre ami et soutien Alain Jégou vient d'obtenir le prix du Salon Livre et Mer de Concarneau pour son dernier ouvrage paru chez Apogée, "Passe Ouest suivi de IKARIA LO 686070".

Pour en savoir plus : http://www.salondulivremaritime.com/prix2008.html

Nous rappelons l'entretien que nous avons publié avec Alain Jégou dans le premier numéro de trémalo en novembre 2006.

Respect !




par Trémalo publié dans : Des nouvelles du front communauté : Poésie française
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Jeudi 17 avril 2008







Collaboration Anne-Marie Beeckman (textes)/Jean-Pierre Paraggio (collages)

 

pour « Je serai africaine »

Poésies de Lou Raoul, Benjamin Duval

Entretien avec Louis-François Delisse

La rencontre avec André Breton de Max Pons

Aphorismes d’Olivier Hervy

Notes de lectures, critiques

de Gil Refloc’h et Olivier Hobé


vous pouvez d'ores et déjà le commander sur la page consacrée aux commandes -sur la gauche du blog- soit ici :

http://www.tremalo.com/pages/Abonnement_ou_achat_en_ligne__cest_ici-404147.html

par Trémalo publié dans : Réclames communauté : Poésie française
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Jeudi 17 avril 2008

Vous retrouverez deux articles de tremalo.com sur les sites suivants :

le texte de benjamin duval autour du peintre René Barraud dan la rubrique "semailles"sur francopolis.net :

ici : link

également la note de lecture sur André Markowicz sur le site terreàcie (rubrique "bonnes feuilles"  :

ici : link

N'hésitez pas à visiter ces sites.


par Trémalo publié dans : Réclames communauté : Poésie française
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Lundi 14 avril 2008

Pierre Peuchmaurd est un auteur aux mains de poulpe ; qu’il leur présente Maurice Blanchard pour la collection Poètes d’aujourd’hui chez Seghers en 1988, qu’il leur livre son frémissant poème Lisière lumineuse des années chez L’air de l’eau en 1997 ou bien qu’il rassemble les extraits de la littérature qui ne le quittent pas dans l’Encyclopédie cyclothymique chez Cadex en 2000, ses lecteurs savent à l’avance qu’ils ne pourront échapper aux crampons magiques, aux aimants de l’écriture aimée. Oui, dans le cas de Peuchmaurd, on peut évoquer ce sentiment pour ses écrits, formant la parallèle à cette vie de lecteur, ce « chien sédentaire ».

111 haïku ici font croître le réel, lui ajoutent un poumon entre deux artères du rêve : Fouillée par le sanglier/au matin/la terre est rêveuse. A la lecture de ces vers, je ne comprends pas que les lectrices de ce pays ne se jettent point encore sur le seuil de sa porte…

On est aussi très ému d’y puiser parfois la communauté de nos interrogations : Le rouge-gorge/te regarde/Est-ce qu’il te voit ?  On aimerait répondre par l’affirmative, on doit répondre.

Ces poèmes écrits au fond de l’hiver de la vie de l’auteur évoquaient déjà les visiteurs de l’été, il faut bien que les proies renaissent, un jour plus clément, à seule fin de satisfaire l’appétit de la buse.

 

par Trémalo publié dans : notes de lectures, critiques communauté : Poésie française
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Mardi 1 avril 2008
Nous vous offrons désormais la possibilité de vous abonner à la revue ou bien de commander un numéro de votre choix et ceci...en ligne !
Rendez vous sur cette page :
http://www.tremalo.com/pages/Abonnement_ou_achat_en_ligne__cest_ici-404147.html

ou alors furetez ici ou là.

Merci de votre soutien ! La rédaction.
par Trémalo publié dans : Abonnement à la revue Trémalo communauté : Poésie française
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Vendredi 28 mars 2008

19.VIII.07, Cleut Rouz.

Le nul de Liverpool-Chelsea plombe nos pronostics. Dernière veillée avant la seconde chimio. On vise là également le match nul : Q. résiste aux assauts du buteur fertile.

Ses cellules, fidèles supportrices comme hooligans de la surrénale doivent tomber un à un. Eric Cantona est convoqué dans la perfusion, il n’y a pas de grilles autour du système nerveux. Globule rouge : expulsion.

J’ai enfin réussi à terminer le poème sur les ruines de Rustéphan, cette vieille dame encore visitée par quelques rares et timides amants. Ils lui chahutent le meneau rare, la marque de son lit : Melancolia. Son ventre appelle au secours mais le monde est désormais jeune en permanence et se cogne à ses péages.

L’oignon se la coule douce près des lardons. On écrasera le féculent pour favoriser la déglutition des derniers évènements.


20.VIII.07, Bar St Louis, Brest.

Je lis l’envoi de Guy G., un texte autour de son tableau Ouverture de la cour d’amour, œuvre elle-même inspirée par le Nouveau monde amoureux de Charles Fourier. Guy G. peint un moulin à café qui percole de l’étoile. La torréfaction lui est choc d’astres et pains de sucre.

Les prétendants au sentiment amoureux sont légions, tétins en rade, formes molles, future anesthésie de la volonté.

Deleuze pensait le désir dans ses trous. Là, sur la toile, aucun sexe dans la gorge, on est avant l’acte, on n’est pas encore composé. L’homme supporte son énorme tête de champignon, la femme-moustique se colle aux ampoules.

La prochaine livraison de Trémalo prend forme : y prennent place les organes géographiques de T.V., quelques notes  d’hôtel de LFD, maintenant la cour : éclaircies soutenues, petits poids accrochés aux nuages du barbu de St Louis.

Blanc comme le sang du poète (Marie Myriam).

Monter à l’hôtel Morvan, cinq étoiles, comme autant de poudres dans la cartouche.
par Trémalo publié dans : Le Journal d'un haricot communauté : Poésie française
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Lundi 24 mars 2008
manuscrit_inconnu_19-me_si-cle.jpgDécouvert dans une librairie de livres d'occasion, ce manuscrit est relié (par une Madame Pottin à Nantes...) , ensemble assez difficilement déchiffrable par instants et dont nous vous livrons ici quelques vers.

Nous demandons à tout lecteur reconnaissant l'auteur (une femme probablement) de nous contacter ou bien de laisser un commentaire.















Rêveries

Oui dans la solitude où chaque été m'exile
Je crois souvent revoir passer ce tourbillon
Les fêtes de l'hiver ; et sur (même) sol fertile
De riants souvenirs prolongent ces sillons

Dans l'ombre des grands bois, sur l'herbe des prairies
La pensée à loisir déroule ses anneaux
Et les chants de l'orchestre en douces rêveries
Reviennent quand le vent passe dans les naseaux


Puis plus loin, ce vers :

La planche de salut que vous cherchez trop loin

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par Trémalo publié dans : Insolites communauté : Poésie française
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